La réactivité chez le chien
- 17 avr.
- 2 min de lecture
La réactivité chez le chien est déjà en soi une problématique bien assez complexe et lourde pour les humains, entre autres à cause des regards réprobateurs et des jugements, pour qu’on ne lui ajoute pas des superlatifs : hyper-, super-, supra-, etc- réactivité.
La vérité est que le terme lui-même est un fourre-tout.
Ce terme est juste « pratique » pour visualiser comment le chien se comporte. Il permet de faciliter une conversation et limiter les explications concernant une perception subjective qu’on a concernant l’attitude du chien. Pour autant, il cache plusieurs réalités : il n’existe pas une seule réactivité. Le chien exprime différentes motivations.
La réactivité ne désigne pas un comportement, ni un type de comportement, mais un ensemble. Tirer sur la laisse, se dresser sur ses pattes, aboyer, font partie des principaux comportements que le chien déploie.

Pour autant, cela ne dit rien sur ses motivations. Son langage corporel complet, ce qu’il reçoit en conséquence de ces comportements, ce qu’il accomplit en fonction de la ou les conséquences, éclairent sur la fonction de ses comportements.
Le chien qui fait preuve de réactivité peut souhaiter remettre de la distance, en diminuer, être submergé par ses émotions et incapable de les réguler, imiter l’humeur de l’humain qui tient la laisse.
🤯Est-ce que les personnes qui utilisent des superlatifs conjecturent de l’intensité de l’émotion ressentie par le chien ?
La problématique est qu’un chien qui réagit de façon exagérée, ou très exagérée, ne ressent pas forcément tout de façon aussi intense. Certains chiens vont à peine s’ébrouer après un moment de réactivité car ils passent très rapidement à autre chose ; ils ont la capacité de se re-concentrer sur leur environnement de façon sereine. À l’inverse, certains chiens qui semblent « calmes » révèlent parfois en fait un niveau émotionnel plus élevé : crispation dans la mâchoire, pilo-érection, marche plus lente, tension musculaire ; leur organisme subit aussi le stress qu’ils ont alors ressenti sans l’exprimer avec force (diarrhées, vomissements, sommeil perturbé).
Restons humbles et rendons aux chiens la réalité de nos compétences : nous n’avons que vaguement accès à ce qu’ils ressentent.
Restons humbles et acceptons qu’un chien très expressif n’est pas forcément un chien fort en émotions.




Commentaires